Concours Photo
Les candidats ont réalisé une photographie illustrant des mathématiques sur le thème "Lac et montagne".
Photo n°1 : Vers l'infini du point de fuite.
Photo n°2 : K3.
Photo n°3 : Rencontre des vecteurs avec les Juras roses.
"J’ai décidé de prendre cette photo car pour moi elle représente parfaitement ce lien important entre la géométrie naturellement présente dans la nature et la nature en elle-même. Sur cette photo, les droites parallèles de la barrière guident le regard vers un point de fuite situé entre cette mer de nuage qui cache un lac et les montagnes. On y retrouve bien la notion de perspective, où des droites semblent se rejoindre à l’infini. J’ai choisi le titre
« Vers l’infini, du point de fuite » car je voulais faire référence à la notion d’infini en maths et à la perspective visible dans l’image. J’ai choisi cette photo pour sa composition très géométrique et la profondeur très forte. Mon but est de montrer que les mathématiques ne sont pas seulement abstraites : elles structurent aussi notre manière de voir le monde, même entre lac et montagne."
"Depuis le col de Tavaneuse, la Pointe de Nantaux se dresse comme une pyramide. À chaque fois que je traverse le col, j’associe cette idée avec les plus belles pyramides montagnardes : Cervin ou K2 par exemple. Je me souviens alors du livre improbable de Daniel Parrochia « Le cas du K2 », dans lequel l’auteur rapproche mathématiques et montagnes et notamment pour parler des surfaces K3 comme en géométrie algébrique. C’est le mathématicien André Weil qui nomma les surfaces K3 en l’honneur des trois géomètres algébristes Kummer, Kähler et Kodaira, et de la montagne K2 au Karakoram (Pakistan). J’ai choisi cette photo en mettant en valeur la forme pyramidale de la Pointe de Nantaux qui est mon sujet principal. Je voulais aussi que le Mont Blanc apparaisse en arrière-plan alors que la lune vient compléter le tableau. L’heure de la prise de vue était importante puisqu’il fallait que le soleil levant mette en relief le sommet."
"J’ai mêlé les montagnes du Jura au chapitre des vecteurs car j’ai été inspirée par les cours sur cette notion que j’ai eus récemment. J’ai imaginé un exercice à cet effet : un randonneur est monté au sommet pour observer le coucher du soleil. Il se rend compte qu’il n’a pas le temps de redescendre avant la nuit et décide de passer la nuit dans un refuge que ses amis lui avaient conseillé. Il voudrait savoir s’il devra faire un détour ou alors si le refuge est sur son chemin. Pour ça on utilisera la notion de colinéarité et donc de proportionnalité pour savoir si le point de départ, d’arrivée et le refuge sont alignés, le titre fait allusion au coucher du soleil, ce qui explique le terme :
« les Juras roses ». J’ai choisi cette image car j’aime particulièrement observer les couchers de soleil depuis mon jardin. En effet cette photo a été prise depuis ma maison. Je voulais démontrer que même les plus beaux paysages qu’on observe sans se poser de questions, renferment des mathématiques."